De l’architecture sur la colline

Belvédères, tourelles, toits-terrasses ont été implantés sur la colline de N D de la Garde en fonction de la vue panoramique exceptionnelle qu’ils offraient depuis le massif de Marseilleveyre jusqu’aux îles du Frioul.

Quelques négociants, plus pratiques qu’esthètes, y guettaient à la fin du XIXe siècle l’arrivée de leurs navires entre l’île Maïre et le Port, chargés de précieuses cargaisons (oranges… etc ).

« Cette terrasse, c’était un peu la vigie vers la haute mer ; et c’est grâce à elle que je pouvais dire chaque jour : « tiens, voilà le courrier d’Alger » ou suivre, une fois par semaine, l’énorme paquebot blanc, qui partait vers l’Extrême-Orient, et le Japon lointain. » G H Gimmig. La Maison Assassinée.

Dominant la villa Miro-Mar sise rue Va à la mer, la tour qui faisait partie de la propriété Montvert, a été sacrifiée (inutilement) dans le parc de la résidence.

Le style chalet est une fantaisie architecturale que l’on rencontre encore dans quelques constructions fin 19°, sur la colline de la Garde.

Curieux mélange de styles, traverse Pey (image centrale) : une frise « chalet » et des fenêtres ogivales sur une tourelle .

Le style Art-Déco

Ce style architectural se caractérise par la richesse de ses décorations.

Construit vers 1927, l’immeuble sis 28 chemin du vallon de l’Oriol est classé « Art-Déco » depuis 2022.

La villa Nossi-Bé (82 bd Bompard), bien que non classée a un bas-relief remarquable et des ferronneries « Art déco ». Elle doit son nom à Victor Rouvier, consul honoraire du Portugal à Nossi-Bé, puis importateur de produits coloniaux. Victor Rouvier s’était marié à Marseille avec Anna Sourd en 1911; le couple demeura alors 82 Bd Bompard ; Anna y décéda en 1932 et Victor en 1934.

Balustres et balustrades

Les balustres, petites colonnades (italiennes à l’origine) doivent leur nom au renflement qui les fait ressembler à une fleur de grenadier sauvage. Elles forment des balustrades très usitées sur notre colline. Au début du XX° siècle, M. Lié les fabrique, rue de l’Étoile (rue Perlet) -en particulier celles posées à l’hôtel Bompard.

En 1912, Henry Anastay, pharmacien rue de l’Arbre, achète une petite villa, vallon de l’Oriol. (L’aile droite a été rajoutée ultérieurement). « Je t’emmène à la campagne, voir la mer » dit-il à sa femme Isabelle.

On peut encore admirer la balustrade bordant la terrasse supérieure de la villa Ysa et le magnifique treillard en façade sud.

Les frontons, ornements triangulaires, « à jours » semi-circulaires sont inspirés de l’architecture grecque et se retrouvent rarement sur la Gardie.

Sur la photo ci-dessus : la fausse terrasse, avenue David Dellepiane (à gauche) est surélevée d’un fronton avec un tympan orné seulement d’un monogramme. Le tympan de la maison de ville, rue d’Endoume (au centre), surprend par la richesse de son décor végétal. A droite, le fronton dit « à jour », de la villa Les Violettes, impasse Amédée Autran.

Le fronton de la « folie« , traverse Targuist, est dit « par enroulement » son tympan est agrémenté de deux bas-relief sans aucun rapport avec les trois statuettes qui dominent l’ensemble.

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