On ne compte que 4 salles d’asile sur la colline de la Garde entre 1888-1890 : à St Victor, Dlle Hesse; à Vauban, Delaigues Anais; à Endoume, Mme Décanis; chemin d’Endoume 258 A, Mme Jensoulin.
Historique Le fonctionnement des salles d’asiles encore en vigueur à la fin du XIX° siècle -juste avant la création des écoles maternelles- était conforme aux souvenirs de ma grand mère paternelle qui avait fréquenté l’asile de Vauban.
Elle évoquait souvent les gradins sur lesquels les petits passaient toute la journée et surtout le claquoir utilisé par les religieuses pour donner des ordres.

Sous l’impulsion de l’inspectrice Pauline Kergomard , les salles d’asile à la fin du XIXe siècle conservent leur mission d’origine -garder les enfants des familles modestes -tout en leur donnant une forme d’éducation .
Sur les gradins équipés de bancs, de nombreux enfants repartis en 2 groupes – les petits de 2 à 5 ans, les grands de 5 à 7 ans recevaient : -une éducation religieuse (prière, signe de croix); -une éducation intellectuelle (lire, écrire, compter); -une éducation physique (exercices des bras, de jambes exécutés sur les gradins). Les ordres étaient donnés par des coups de claquoir et le sifflet (jusqu’à 29 fois en une heure). -après le déjeuner tiré de la biasse et pris sous le préau, les mêmes activités étaient reconduites.

Directrice de salle d’asile
Mme Laure Winter obtient le certificat d’aptitude pour l’enseignement des salles d’asile le 14 juillet 1869; elle est nommée aux Catalans le 11 novembre 1873 (salle d’asile rue Girardin).

Devenue Mme Kaiser, elle est nommée directrice de l’école maternelle du Roucas Blanc. Ces documents sont conservés par sa petite fille, Roberte Vial-Orus, ancienne directrice de cette même école maternelle.

Laure Winter-Kaiser a habité tr. Pey, villa Soleil, et aussi 12 A rue de l’École, villa « Les Platanes »; elle est décédée rue du Soleil N°10.
