Lors d’une balade dans les petites rues d’Endoume (sur les pentes du vallon de la Fausse Monnaie), cette plaque de rue a attiré notre attention.

Elle a été placée là lors du bicentenaire de la Révolution en 1989, en mémoire des cinq cents fédérés marseillais qui sont partis pour Paris en juillet 1792.

Cette rue porte le nom de « Cinq-Cents » depuis 1872 (aucune trace d’un nom précédent). On peut supposer qu’elle avait été ainsi baptisée après que Marseille soit devenue « commune révolutionnaire » en 1871 (ce mouvement insurrectionnel fut réprimé le 4 avril, faisant 52 morts. Il y eu de nombreuses arrestations et condamnations, mais seul le jeune avocat Gaston Crémieux fut fusillé le 30 novembre 1871).

Cette plaque de rue est répertoriée dans « Mémoire de lieux » : https://www.geneanet.org/lieux/?id_marqueur=63000&latitude=43.2814027&longitude=5.3526779

Les Cinq-Cents dans les livres d’Histoire

et par Gabrielle Castellari auteur d’un livre intitulé « Histoire de Marseille » édité en 1945 :

« La chronique de la Révolution », édité par Larousse en 1989, évoque surtout le rôle des Fédérés dans le lancement du chant « La Marseillaise » :

Dans la presse locale

Dans Le Sémaphore du 27 avril 1913 parait un article intitulé « Marseille et la Provence en 1792« . Extrait :

Le commandant François MOISSON

Né à Salon en 1745, François Moisson, pelletier installé à Marseille, prit le commandement du bataillon des Marseillais. Il pénétra le premier dans la cour des Tuilerie où il fut blessé à la jambe, laissant le commandement du groupe à son adjoint J.P.Garnier.

Il est décédé à Marseille le 2 août 1811; une rue prit son nom le 23 octobre 1900 (ex rue Ste-Pauline).

Marseille fête la victoire des Fédérés et commémore ses morts

Suite à l’appel de l’avocat Jean-Charles Barbaroux, ils partirent cinq cents de Marseille, mais vingt ne revinrent pas.

A son retour de Paris le bataillon des Fédérés est accueilli sous l’Arc-de-Triomphe de la Place d’Aix par les Marseillais; suivent des jours de fêtes ininterrompues, des promenades civiques, des feux de joie. Mais à l’annonce des noms de ceux qui sont morts en combattant pour la liberté, les réjouissances cessent. Un cérémonie est alors organisée autour de l’arbre de la liberté à la droite duquel est dressé un cénotaphe gardé par quatre femmes en grand deuil.

La plaque de marbre du cénotaphe a été mise en valeur à l’Hôtel-de-Ville de Marseille; elle commémore la mémoire de ces vingt fédérés qui sont morts à Paris en combattant pour la liberté le 10 août 1792 (date qui a été donnée comme nom à une rue marseillaise).

La RUE du DIX AOUT dans le 11e arrondissement, ex Place de l’Église de Saint-Marcel, renommée le 6 juillet 1926 en souvenir du jour de l’attaque des Tuileries par les Marseillais, la chute de la royauté et la suppression des privilèges.

Ce monument en mémoire des vingt Fédérés décédés placé dans l’Hôtel-de-Ville de Marseille est répertorié dans « Mémoire des lieux » : https://www.geneanet.org/lieux/?id_marqueur=129005&latitude=43.2963347442&longitude=5.3698968886

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