le sceau de la Commune de Marseille

Un discret petit bas-relief fixé sur le mur de la pharmacie St Victor (rue d’Endoume) m’a intriguée ! Mais je n’ai pas trouvé qui en était l’auteur, le commanditaire et la date de sa pose sur cette façade.

L’inscription en latin qui l’entoure est toujours la devise de la ville :

ACTIB’ : IMMENSIS : VRBS : FVLGET : MASSILIENSIS

Mais des recherches aux Archives départementales des B-du-R étaient nécessaires pour découvrir l’histoire d’un sceau originel.

le sceau de la Commune

Le sceau de 74 mm, en cire jaune sur lacs* de soie rouge est conservé aux Archives Départementales des Bouches-du-Rhône; il est accompagné d’un descriptif.

*Lacs : cordon de soie servant à attacher le sceau à l’édit.

Descriptif du sceau :

Ce descriptif (croix dominant des tours… proximité de la mer…) laisse à imaginer qu’il s’agirait de l’abbaye St.Victor… mais aucun document n’accrédite cette hypothèse.

Le document original : conservé aux Archives départementales des B-d-R, il concerne le serment prononcé par les Marseillais d’observer la paix conclue entre eux et Raymond-Bérenger le 30 juillet 1243.

Descriptif :

Chartes de la Tour du Trésor.

Nomination par la commune de Marseille du drapier Raolin pour traiter, en son nom et en qualité de son syndic, de la paix avec le comte de Provence.

– Convention et traité de paix entre Raymond-Bérenger V et la ville de Marseille.

– Les habitants de Marseille jurent d’observer la paix conclue entre Raolin, syndic de la commune, et le comte de Provence.

L’histoire : La lutte entre le comte de Provence et la Commune* de Marseille (fréquemment en rébellion contre l’autorité comtale) dura six ans. Le comte contraignit finalement la ville à capituler; il lui imposa sa protection, mais laissa aux habitants leurs institutions, leurs magistrats et la liberté dans leurs élections. Il se réserva le droit de battre monnaie.

* La Commune est l’œuvre d’une association, la Confrérie du Saint-Esprit fondée en 1212 qui dirigea Marseille jusqu’en 1220; à sa tête étaient des recteurs et des consuls, mais tous les citoyens pouvaient y avoir accès.

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