Joseph ETIENNE, un homme, une rue

Né le 2 août 1790 à Peynier, Joseph Hippolyte ETIENNE est décédé le 25 novembre 1881 à Marseille, au 5 chemin d’Endoume. En 1813, il est ouvrier savonnier et demeure rue Sainte 81 avec ses parents, François maitre valet savonnier & Magdeleine BRESSAN. De son mariage en 1813 avec Claire CHABERT naissent 12 enfants (5 sont cités dans son avis de décès dans lequel il est dit « maitre tonnelier »).

Les résidences de Jh ETIENNE

Ses cinq premiers enfants naissent au 16 rue de l’Humilité, les autres au 32 rue du Petit Chantier à partir de 1821. Il pratique son métier de tonnelier dans ce quartier où il se fixe et où il acquiert de nombreux terrains.

Chemin d’Endoume N° 3. Jh ETIENNE achète cette propriété en 1832.

Y sont recensés en 1856 : Joseph ETIENNE tonnelier 65 ans, Claire CHABERT son épouse 64 ans et leurs enfants : Joseph 29 ans, Nicolas 27 ans, César 22 ans, Joséphine 28 ans, Henriette 32 ans.

Claire décède dans cette maison en 1874 et Joseph en 1881; leurs enfants Nicolas, César et Joséphine la conservent jusqu’en 1895.

Rue d’Endoume 215. En 1830, Jh ETIENNE fabrique des futailles et vend du bois à cette adresse. Plus tard, il fait ajouter des bâtiments, côté couchant, pour son nouveau commerce de salaisons : l’atelier de fabrication se trouve dans l’actuelle chapelle, le 1er étage servant au séchage des conserves. A la mort du « saucissaïre » en 1881, ses fils héritent du commerce qu’ils transforment en salle de bal « Le Cercle Mireille ».

Avenue Joseph ETIENNE Le nom d’impasse Jh. ETIENNE apparait dans l’Indicateur marseillais en 1918, au niveau du 213 rue d’Endoume ; elle est dite « impasse », car l’allée qui la relie à la rue René SEYSSAUD est privée et ne deviendra publique qu’en 1950 sous le nom de « rue Dr Jules COTTE » .

Et l’impasse devient « avenue » !

La place Joseph ETIENNE et la fontaine d’Amphitrite

L’histoire de cette place a été développée ici : https://la-butte-bompard.fr/2026/02/11/la-place-dumarsais/

et la fontaine d’Amphitrite

La fontaine d’Amphitrite.

Sur la face principale de la fontaine, une plaque indique que ce monument a été offert en 1906 par Mme Henriette ALBRAND en mémoire de son père Joseph Hippolyte ETIENNE, armateur.

La fontaine, œuvre d’Auguste CARLI, est en marbre de Carrare. Aux pieds de la colonne qui supporte la statue d’Amphitrite, et celle du triton annonçant l’arrivée de la déesse des mers, quatre rostres décorés de têtes de béliers; ils symbolisent les proues des navires ayant appartenu à Jh ETIENNE et dont les noms figurent dans les cartouches qui les surmontent.

Joseph ETIENNE armateur

Il ne reste aucune trace des deux voiliers, Le Cèdre et Le Clarisse-Louise, mais dans les pages du « Sémaphore de Marseille » figurent les noms du « Nicolas-Etienne-Jeune » et du « Goëland ».

Le « Nicolas Etienne-Jeune », fin voilier doublé de cuivre, parcourt les mers du monde entre 1850 et 1870 et ramène à Marseille coton, blé, orge….

« Le Goëland » après avoir été désarmé, est vendu aux enchères à la demande de Jh ETIENNE qui en possède les « quatorze vingt quatrièmes » !

Achats et ventes

Le nom de Joseph ETIENNE, tonnelier, ainsi que celui de ses enfants, se retrouve aussi dans les annonces du « Sémaphore de Marseille » concernant les achats et ventes de terrains sur le territoire de Marseille et dans le département.

cf https://la-butte-bompard.fr/2026/06/05/l-avenue-fedeli/

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