Me baladant dans le quartier St Lambert, mon regard s’est arrêté sur les fèves colorées d’un arbre que je n’avais vues auparavant !

La consultation du site « PlantNet » pour identification indique qu’il s’agit d’un « févier d’Amérique » Gleditsia triacanthos (févier à épines trifides)- Fabaceae
Dans le livre « Le bon jardinier du Midi » édité en 1894 et ayant appartenu à de mon arrière grand-père (jardinier à Hyères), il fait partie des « Arbres forestiers et d’ornement les plus usités dans le Midi de la France pour la décoration des parcs, avenues, etc » .
Son nom provençal cité dans ce livre –« Acacia espinous– ne peut pas qualifier ce févier qui n’a pas d’épines !

L’autre livre de mon arrière grand-père « Botanique agricole et médicale 1872 » précise :
Arbre de 10 à 15 mètres. Fleurs verdâtres ou jaunâtres, peu apparentes, disposées en petites grappes spiciformes.
Légume très-long, large, pendant, d’un rouge brun, à pulpe sucrée. Graines volumineuses, allongées, comparables à des fèves.
Le Févier à épines trifides, appelé aussi « Févier d’Amérique » est en effet originaire du Nouveau-Monde.
On le cultive dans nos parcs et jardins pour la beauté de son port et de son feuillage.
Cet arbre a produit par semis une variété sans épines.
Sur le bord du trottoir ont poussé deux petits féviers ! J’en ai pris un pour tenter de le voir grandir dans un pot (ainsi que quelques graines).
En 1935, sont répertoriés à Marseille, 60 féviers épineux et 14 féviers ordinaires (Encyclopédie des B-du-R). Mais quelle est l’origine de ce févier, ornement surprenant d’un trottoir, Vieux chemin d’Endoume ?

La cadastre de 1820 indique seulement que la parcelle 4921 (celle où se trouve le févier) était une terre inculte. Toutes ces terres ont été peu à peu vendues, loties, sans que le nom de ce févier n’apparaisse.
Dans un jardin privé, rue Sauveur Tobelem, un févier d’Amérique produit de nombreux rejets, mais n’a pas de fèves ! Il s’agit donc d’un arbre mâle.

