Trois arbres ombragent la rue Pascal; ils ont probablement été plantés après l’ouverture de la rue dans l’enclos Pascal (rue ouverte en 1937).

Pour connaitre leur nom, une demande d’identification par les feuilles est faite sur le site Plant’Net : ce sont de micocouliers. La consultation du fascicule « Ligneux des collines » apporte par la suite des précisions concernant les feuilles, les fleurs et les fruits de ces arbres.

D’autres informations (implantation, culture, bois, fruits…) sont trouvées dans un livre ayant appartenu à mon arrière grand-père, horticulteur à Hyères à la fin du 19e siècle.

Ce livre de botanique indique le nom vulgaire utilisé en Provence pour le Micocoulier : Fabricoulier (en provençal Falabreguié, ce qui motive un autre type de recherche dans le dictionnaire approprié, le « Trésor du Félibrige« ).

Le fruit du micocoulier (falabrègo en provençal) est le micocoule (quelques uns de ces fruits sont sur l’arbre au mois d’août).

La phrase ci-dessus est extraite du Pouèmo provençau di Frederi Mistral.dans lequel le Mas di Falabrego (le mas des micocouliers) est le nom du domaine familial de Mireille (Mirèio, l’ héroîne ). Fabregoules est le nom qui a été donné au 18e siècle à un château de la région marseillaise, (Septèmes) devenu propriété de la RTM.
Les micocouliers à Marseille
En 1935, l’Encyclopédie des B-du-R recense 362 Celtis australia (micocouliers de Provence) dans les parcs et jardins de Marseille.
Ces arbres dits « d’alignement » , résistant bien à la pollution, ont aussi été choisis pour ombrager des rues et des boulevards de la ville. En Provence on appelle le micocoulier « l’arbre à sieste ».




On en voit de plus en plus remplacer les platanes tués par le chancre.
Ils me semblent pousser assez rapidement et leur ombrage est agréable.
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